Histoire

1838 Instauration de la 1ère fête du village par l’abbé Bourquardez pour marquer la fin des moissons et retenir les jeunes au village qui allaient trop souvent s’enivrer en ville le dimanche. Pour se situer, Courroux-Courcelon comptait à l’époque 800 habitants installés dans environ 130 bâtiments.

1838 Construction de la chapelle de Courcelon alors que la première église de Courroux date de 1687.

1858 Création d’une nouvelle classe d’école pour les filles dans le bâtiment communal.

1871 Construction de l’église St-Nicolas avec installation d’un orgue romantique actuellement encore en service, suite à l’incendie d’un premier sanctuaire qui se dressait plus en retrait de la rue de l’Eglise.

1879 Premier abornement des parcelles. Ce travail délimitait en petit nombre les terrains en toute justice.

1897 Arrivée du téléphone, le Conseil tergiverse pour savoir où placer la station au village.

1902 Réception des travaux de canalisation du village.

1912 Installation de l’électricité à Courroux-Courcelon et en septembre de la même année la construction d’un poids public.

1914/18 1ère guerre mondiale, beaucoup de personnes sont mobilisées et le village est frappé par la grippe espagnole.

1919/39 Années pénibles pour nos villages, des familles entières meurent de la tuberculose.

1939-1945 2ème guerre mondiale, la gare de Delémont est bombardée. En 1942, notre population laborieuse livrera à la Confédération 42 wagons de blé, plaçant notre commune au 2ème rang de production de toute la Suisse, bien entendu proportionnellement au nombre de producteurs et à la surface cultivée.

1948 Création de l’école enfantine à Courroux (1950 : 1626 habitants).

1969 Courroux-Courcelon compte 1667 habitants dont 600 bourgeois, 182 maisons et 239 ménages.

1972 La Commune adhère au SEDE, en vue de la construction de la station d’épuration des eaux sur la Birse à proximité de la ferme du Bois du Treuil.

1974 Construction du Complexe scolaire Général-Guisan. Cette même année, Courroux-Courcelon vote pour le Canton du Jura.

1978 Notre commune adhère au syndicat de l’école secondaire du Val Terbi, alors que des élèves de Courroux-Courcelon fréquentent les classes secondaires de Vicques depuis 1959.

1984 Notre commune accepte le crédit de construction de la décharge régionale du SEOD, et ce dans le suivi de son adhésion au syndicat remontant à 1981.

1992 Installation de nos services techniques à la rue de la Croix dans un bâtiment flambant neuf regroupant le service forestier et le Corps des sapeurs-pompiers.

1993 Arrivée du gaz naturel à Courroux.

1994 Les élections cantonales voient M. Claude Hêche, alors maire de Courroux et député, accéder au Gouvernement jurassien. Il siègera à l’Exécutif cantonal de 1995 à 2006. En 2007, il est élu au Conseil des Etats et est réélu en 2011 et 2015.

1997 Rénovation du bâtiment de l’administration communale.

1999 Au 31 décembre, Courroux-Courcelon compte 2750 habitants.

2000 Courroux opte pour l’indépendance de son approvisionnement en eau potable et décide la construction et la rénovation des réservoirs d’eau, ainsi que la modernisation du système de distribution. Investissements qui impliqueront l’acceptation de crédits importants dépassant le million de francs.

2002 Création de la ZARD et développement de la zone innodel.

2006 Ouverture de la crèche les P’tits Loups dans l’ancienne cure, cédée par la Paroisse à la Commune.

2007 Le Corps électoral accepte deux crédits, à savoir :

  • un de Fr. 2,8 mio., pour la construction du Centre sportif

  • et l’autre de 4,5 mio., pour la construction d’une 2ème halle de gymnastique.

2008 Nous adhérons à l’Agglo de Delémont porteuse du projet de vivre la ville à la campagne.

2013 L’assemblée communale se dote d’une unité d’accueil pour écoliers qu’elle loge à la résidence Bellevie.

2017 L’assemblée communale accepte le plan spécial des Mouleurs, ouvrant le centre de Courroux aux commerces et à la modernisation.

2018 Début des travaux de rénovation de l’Ecole Bellevie planifiés sur 3 ans.

2019 Refonte du nouveau site web de la commune.

Commune jurassienne, district de Delémont, Courroux est un grand village proche de Delémont, situé à l'est du confluent de la Scheulte et de la Birse, abrité au Nord par le Bambois, montagne boisée dont le sommet est appelé Roc de Courroux culmine à 855 m. (En 1146 allemand Lütoltesdorf, en 1148 français Corolt).

A l'Est de Courroux, se trouve le village de Courcelon (En 1139 français Curzelun, en 1320 allemand Solendorff). Le territoire communal englobe également, sur la rive droite de la Birse, Bellerive et le château de Soyhières, dressé sur une crête rocheuse près du village du même nom. Le hameau des Riedes-Dessus a été séparé de Courroux et réuni à Soyhières en 1856.

Habitants : 733 en 1818, 1173 en 1850, 1333 en 1900, 1626 en 1950, 2733 en 2000, 3300 en 2018.

Préhistoire et Antiquité

Deux sites archéologiques témoignent de l'occupation ancienne de la région. Au Roc de C., un village du Bronze final, entre 1200 et 800 av. J.-C., était placé à un endroit stratégique contrôlant l'entrée de la vallée de Delémont en remontant la Birse. Fouillé pendant plus de cinquante ans dès 1923 par Karl Lüdin, ce gisement a livré l'un des plus importants lots de céramique de cette époque dans l'Arc jurassien. De nombreux ossements signalent élevage et chasse. Quelques objets en bronze et en pierre complètent la collection. Traces de présence humaine à l'âge du Fer. Au centre du village actuel, une grande villa gallo-romaine, repérée au XIXe s., n'a jamais été fouillée scientifiquement, mais c'est de là que provient une magnifique statuette du dieu Mars. A l'angle sud-est de l'enceinte de l'établissement a été mise au jour en 1953 et 1958 une vaste nécropole dont 148 tombes ont été fouillées; 116 sépultures à incinération et huit à inhumation sont datées de 70 à 240 apr. J.-C., alors que vingt-quatre tombes à inhumation sont attribuées au IVe s. Ce cimetière a livré un riche mobilier d'urnes funéraires en terre cuite ou en verre et d'offrandes mortuaires (récipients, monnaies, statuettes, outils).

Auteur : François Schifferdecker - Source : Dictionnaire historique de la Suisse

Du Moyen Age au XXe siècle

Au Moyen Age et sous l'Ancien Régime, C. était l'un des treize francs villages de la vallée de Delémont, seigneurie de l'évêché de Bâle dès 1271. C. fut commune française de 1792 à 1815 (département du Mont-Terrible puis du Haut-Rhin), bernoise de 1815 à 1978 (bailliage puis district de Delémont). Elle a le statut de commune mixte (politique et bourgeoise) depuis 1853. Une famille noble de C. est citée du XIIe au XVe s. Dès 1293, le prince-évêque de Bâle était le collateur de la paroisse, mentionnée dès 1146 (diocèse de Bâle, décanat du Salsgau). L'église Saint-Nicolas fut rebâtie en 1871-1873 dans le style néogothique. Chapelle Sainte-Philomène (1838) à Courcelon. Aux XVIIIe et XIXe s., l'extraction du minerai de fer constitua, à côté de l'agriculture et du commerce de bois, la ressource principale de la population. Depuis la fin du XIXe s., C. s'est développé dans l'orbite économique de Delémont, où travaillent plusieurs centaines de résidents, autrefois essentiellement dans l'industrie, vers 2000 principalement dans les services. L'accroissement de la population depuis les années 1960 a amené la construction de quartiers résidentiels.

Auteur : François Kohler - Source : Dictionnaire historique de la Suisse

Bibliographie

Préhistoire et Antiquité
– S. Martin-Kilcher, Das römische Gräberfeld von Courroux im Berner Jura, 1976
– M. Schenardi, «L'âge du bronze dans le canton du Jura, bilan et synthèse», in Sites protohist. à Courfaivre et âge du bronze dans le Jura (Suisse)", 1994, 101-183
– J.-D. Demarez, Répertoire archéologique du canton du Jura: du Ier s. av. J.-C. au VIIe s. apr. J.-C., 2001

Commune
– L. Vautrey, Notices hist. sur les villes et les villages du Jura bernois, 5, 1881, 175-210 (réimpr. 1979)
– A. Daucourt, Dict. hist. des paroisses de l'ancien évêché de Bâle, 1, 1897, 240-254 (réimpr. 1980)

Dictionnaire historique de la Suisse